|
|
rencontres
2008 )))
re-tendre
l'oreille
"Pour
moi, le micro n'est pas simplement un objet, qu'on place entre deux personnes
qui parlent. C'est à la fois une oreille, une caméra, un
pinceau et une gigantesque palette de couleurs..."
Yves
Meylan
A
Arles, capitale de la photographie, les voix et les sons irriguent aussi
les imaginaires et creusent des sillons profonds.
Formant
un contrepoint aux stages pour ceux qui y prennent part, ces rencontres,
ouvertes à tous, professionnels et public, offrent des moments
privilégiés d'échange avec des auteurs qui ont choisi
le son comme support privilégié de création, à
la radio bien sûr mais également dans des expressions audiovisuelles,
qui font appel au langage sonore.
Chambres d'écho pour des démarches novatrices ou expérimentales,
espace de réflexion sur l'écoute et les modes de réception
du sonore, elles sont autant d'occasions pour l'oreille de se tendre plus
fort, et pour la réflexion artistique de se
porter plus loin.
 
© céline escolano, arles 2003
2008)))
26/27/28
juillet
"Poétiques
du sonore"
3 journées pour explorer le langage du sonore avec
Daniel Deshays, Francis Dhomont et Goran Vejvoda
La question du sonore, comme écriture du réel, est rarement
posée. Pourtant,
qu'il s'agisse de radio, de cinéma, de vidéo ou de spectacle
vivant, enregistrer le son n'est pas suffisant : l’essentiel est
d’en livrer une "lecture inventive", c'est à dire
une ré-écriture.
Et seules les situations de création donnant forme à travers
une écriture permettent de prendre place dans la tête de
l'auditeur. Comme l'explique Daniel Deshays, "un vrai travail sonore
implique ce que l'on pourrait appeler une "poétique"
(en référence à la poiesis des grecs, c'est à
dire à la fabrication), mettant en jeu un rapport au sonore nullement
normalisé, mais qui au contraire demande à être pensé
et renouvelé pour chaque cas particulier."
Prolongeant
les rencontres de 2007 avec Kaye Mortley et Daniel Deshays, ces 3 journées
sont donc à nouveau l'occasion de questionner les fonctions signifiantes
du son au regard des médias mais aussi des développements
de l'art sonore. Trois créateurs prestigieux, interrogent ici le
son comme véhicule du réel et de l'imaginaire, dans différents
contextes : à la radio, au cinéma, dans la musique et dans
les arts plastiques. Le matin ils proposent un cadre théorique,
illustré par des exemples pris dans leur propre travail, l'après
midi ils poursuivent la réflexion sous la forme d'échanges
avec les participants dans le but de permettre à chacun de préciser
son rapport créatif au sonore.
Trois
jours, trois intervenants, trois angles. Une mise en perspective et en
question à laquelle il faut bien le dire peu d'auteurs se sont
risqués.
Cinéma
le Méjan-Actes Sud, place Nina Berberova- 9h-12h et 14h-17h
Entrée
libre, mais inscription préalable obligatoire pour
chaque journée.
journees@phonurgia.org
Samedi 26 juillet. Daniel
Deshays
Ingénieur du son. Depuis 1974 il a réalisé la conception
sonore de très nombreuses creations scéniques (theatre,
danse) et cinématographiques. Il a produit et pris le son de plus
de deux cent cinquante disques. Conçu et réalisé
de nombreux espaces sonores muséographiques et collaboré
à de grandes manifestations nationales, Bicentenaire de 1789 et
Grandes roues de l’an 2000. Il a également composé
des pieces sonores pour le disque et la radio.
Il dirige l'enseignement du son à l'Ecole Nationale des Arts et
Techniques du Théâtre (ex rue Blanche) ENSATT à Lyon
et a créé le département son de l'Ecole Nationale
Supérieure des Beaux Arts à Paris (ENSBA) en 1994 où
il a enseigné jusqu’en 2004. Il est l'auteur de plusieurs
livres récents très remarquables qui traitent de l'esthétique
du sonore. Président du jury Phonurgia Nova 2007.
Dimanche
27 juillet. Francis
Dhomont
Il est connu comme compositeur de musique acousmatique, cette musique
perceptive, née à et de la radio, qui n’offre rien
à voir mais où tout s’adresse à l’écoute.
Son œuvre est, depuis 1963, exclusivement constituée de pièces
sur support qui témoignent d’un intérêt constant
pour une écriture morphologique et pour des ambiguïtés
entre le son et l’image qu’il peut susciter.
Il a enseigné les techniques d’écriture électroacoustique,
la composition et la perception auditive à l’Université
de Montréal de 1980 à 1996. L’un des aspects importants
de sa production est son intérêt pour des œuvres à
caractère dramatique, faisant intervenir la voix et souvent inspirées
par une approche psychanalytique (Sous le regard d’un soleil noir,
Forêt profonde). Il travaille actuellement sur le troisième
volet, consacré à Kafka, de ce Cycle des profondeurs. A
réalisé à France-Musique et Radio Canada de nombreuses
émissions consacrées aux œuvres de compositeurs. Grand
voyageur, il est joué dans les principaux festivals internationaux
; il siège aussi sur de nombreux jurys, dont le jury Phonurgia
Nova.
Lundi
28 juillet. Goran
Vejvoda
Compositeur, artiste plasticien, ingénieur du son, il travaille
sur des mises en son de projets très variés, personnels
ou de commande. Il a notamment collaboré avec Enki Bilal et Angelin
Preljocaj. Il est membre du jury Phonurgia Nova.
2007)))
"Penser le son" avec
Daniel Deshays et Kaye Mortley
A
l'heure où tout type de son devient facilement accessible par le
biais du simple téléchargement, il est peut-être utile
de rappeler que le son est quelque chose que l'on produit. Une matière
qui s'écrit, se capte, se travaille, se coupe, se colle, s'assemble,
se mixe et se mélange. C'est un art qui relève non seulement
d'une technique, mais surtout d'une "poétique". En renonçant
à l'écriture sonore, cinéma et radio se privent d'une
ressource d'expression essentielle. Comment lui
restaurer sa place
?
Balcon
d'écoute
Le son entre au musée comme une nouvelle écriture
du réel. Le musée Réattu d'Arles donne l'exemple
en proposant une programmation d'art sonore en collaboration avec Phonurgia
Nova : installations, soundscapes, pièces radiophoniques dialoguent
avec la sculpture, le dessin, la peinture et la photographie présente
dans les collections du Musée depuis 1965. Grâce au "Balcon
d'écoute", premier dispositif ouvert au public, des oeuvres
sonores font l'objet d'une programmation trimestrielle. Débutée
au printemps avec Bernadette Johnson et Hanna Hartman remarquées
lors du concours Phonurgia Nova, cette programmation se poursuit durant
l'été 2007 avec une sélection d'oeuvres radiophoniques
de Kaye Mortley.
2006)))
Des
haut-parleurs dans un verger)))
Certains
lieux prédisposent à l'écoute. Les soirées
2006 font halte dans la fraicheur d'un verger au coeur de la cité.
Chaque soir, sous la voute étoilée, un cinéma pour
l'oreille déroule ses visages et ses paysages, ses plans-séquences
et ses hors-champs.
Les invités : Thierry Génicot, artiste radio, producteur
à la RTBF, (Le Monde invisible). Francis Dhomont, compositeur
acousmatique - à l'écoute de l'inconscient. Francis Jeannin,
historien de l'enregistrement - à la recherche des infidélités
du son. Hervé Birolini, compositeur - explorateur de l'espace électroacoustique.
Kaye Mortley, artiste radio - à l'écoute de l'intime des
voix de Nathalie Sarraute et de Marguerite Duras. Alain Mahé -
expérimente le son comme peinture dans La marée fait
flotter les villes, une transcription sonore et musicale des tableaux
de Paul Klee.
Un
hommage est rendu à Bertrand Jérôme pour saluer l'homme
de radio, à partir des archives sonores de l'Université
de la radio où il s'était rendu en 1991 pour philosopher
sur la radio en évoquant la fabrique de ses émissions pour
France Culture.
Promenades
noctures)))
Tard
dans la nuit, un parcours sonore invite à se promener le long du
Rhône pour découvrir des artistes du concours Phonurgia Nova
2005. Une invitation à s'aventurer dans des univers tissés
de sons réels : paysages captés ou créés de
toute pièce, poèmes sonores murmurés. Autant de visions
nocturnes pour retarder la nuit.
2005
)))
Sur les pelouses d'un hôtel particulier du XVIIIème, la nuit
venue, 4 auteurs, Mehdi Ahoudig, auteur d'émissions pour Arte-radio,
Francis Dhomont, compositeur et créateur sonore, Kaye Mortley,
artiste radio, Hervé Birolini, compositeur et réalisateur
sonore, embarquent le public dans leurs univers singuliers.
Au
Musée Réattu et dans la Roquette, un hommage est rendu à Yann Paranthoën par celles et de ceux qui eurent
le privilège de l'approcher, d'apprendre à son contact,
de le photographier et de le filmer. Une expo des photographies de Janeth
Rodriguez et de François Deladerrière est présentée
aux Utopiks. En avant première, un film-portrait de Yann Paranthoën
Pilar Arcila pour Métropolis-Arte est projeté place Paul
Doumer.
2004
)))
Les
rencontres 2004 prennent la dimension d'un Festival de l'Ecoute (le deuxième)
proposant un jeu de l’ouïe à l’échelle
de la Ville.
Plusieurs articles dans Le Monde, Télérama et La
Croix, des émissions sur la RTBF et la RAI font écho
de l’intérêt suscité par cette formule "faste"
qui entend avant tout ouvrir les oreilles sur des formes de création
qu’autrefois « on pouvait entendre sur les ondes, mais qui
ont quasiment déserté l’espace hertzien. »
Portés au crédit du Festival : la diversité des situations
d’écoute proposées (dans la rue, sur le web, à
la radio, dans les Musées et établissements culturels de
la Ville), et son approche non spécialisée reliant l’univers
de la radio et celui de l’installation sonore et des arts plastiques.
Armelle Cressard du journal Le Monde, déclare qu'il est
la vitrine incontournable de la radio de recherche.
NUIT
DES ONDES A L’ARCHEVECHE
C'est par une grande Nuit de l'écoute, en collaboration avec Voies
Off, qu'est ouvert le Festival. Une nuit d'images, de sons, dissociés
ou recombinés réunissant quelques représentants de
l'avant-garde sonore dans un programme dont l'ambition est de questionner
la relation de l'oeil et de l'oreille. Un marathon de 5 heures qui alterne
écoutes aveugles, vidéoprojections et infographie en temps
réel, improvisations instrumentales et performances bruitistes,
balayant un large spectre esthétique du low-tech au high-tech (du
Zarb de Henri Agnel au laptop de Servovalve).
36
ECOUTES CHEZ L’HABITANT
Les écoutes chez les habitants du quartier de la Roquette signent
cette édition. 10 intérieurs, cours, terrasses ou jardins
privés — sont transformés en "salons d’écoute".
Artistes et public y sont accueillis en amis, dans la quiètude
de la fin du jour.
COLLOQUE
Un colloque en partenariat avec Le Monde pour faire le point
sur les possibilités du web comme support radiophonique.
De nombreux acteurs de la radio de création et personnalités
de la culture y participent : Armelle Cressard (Le Monde), José
Iges (Radio Nationale Espagnole et Union Européenne de Radio Télévision),
Thierry Génicot, Kaye Mortley, Olivier Morel (CNRL), Irvic d’Olivier
(ACRS Bruxelles), Danièle Tisserand (Association des auditeurs
de France Culture), Silvain Gire (www.arte-radio.com ), Nicolas Horber
(WNE.org), Jean-Charles Baudot (www.lesondujour.com ), Patrick Poisson
(www.transradio.org), Marie-France Calas (direction des musées
de France), Michèle Moutashar, conservatrice du Musée Réattu,
Dominique Séréna (directrice du Muséon Arlaten).
La web radio WNE retransmet intégralement ces débats animés
par Véronique Macary.
2003
)))
Philip
Jeck © céline escolano
L'amorce
d'un Festival de l'écoute. 150 productions en compétition
venant de 19 pays sont entendues. Un marathon de l'écoute de deux
jours intégrant une nuit d'images interactives et de créations
sonores. L'équipe de Arte-radio.com, accueillie l'année
précédente pour le lancement de sa web radio de nouveau
présente fait partager ses projets aux auditeurs. Silvain
Gire et Christophe Rault lancent la version
2 de arteradio.com
2002
)))
Trois
« sculpteurs de sons» - et non des moindres à
l'honneur : Dominique Petitgand, Kaye Mortley
et Yann Paranthoën. Avec
un peu de sagacité, on retrouvera dans
les archives de Libération,
ou du journal Le Monde
l'écho des propos échangés
à l'ombre des pruniers du médiapôle St Césaire,
avec Jack Vidal et avec les auditeurs
.
1986...
à 2001)))
quelques
rencontres qui firent date...
en revisitant l'histoire de la radio de création ou en explorant
les formes de radio les plus avant gardistes.
Orson
Welles et la radio
Carole Shapiro conservatrice du Musée de la
radio de New-York alors dirigé par la soeur de Woody Allen, vient
à Arles en 1986 présenter l'œuvre radio d'Orson Welles
- une oeuvre magistrale alors totalement méconnue en Europe, hors
de la légendaire Guerre des mondes.
A
vous le ... studio d'essais !
Dans l'élan créatif des années
d'après-guerre le " studio d'essais" de Pierre Schaeffer
eut le privilège d'inventer une « radio d'art » dirigée,
animée, produite par des poètes et des créateurs.
Pour lui rendre hommage, cette année-là, la médiathèque
d'Arles accueille une double exposition photographique et sonore et plusieurs
rencontres publiques autour des acteurs et témoins de cette formidable
aventure : Guy Delaunay, Bronislaw Horowitz, Georges Godebert réunis
autour de Pierre Schaeffer.
Pierre
Billard, le maître du mystère
En 1996, hommage au créateur de la célèbre
émission policière de France Inter
Atelier
de Création Radiophonique de France Culture
En 1994, Arles fête l'ACR pour saluer
la longévité de cette émission exceptionnelle dédiée
à l'art radiophonique et mesurer le chemin parcouru en 25 ans.
Plusieurs débats accompagnés d'écoutes d'émissions
réunissent ses fervents auditeurs, autour de ses producteurs René
Farabet, Kaye Mortley, Andrew Orr, Jean-Marc Fombonne, Jean-Lou Rivière,
Christian Rosset, Yann Paranthoën.
70
ans de création radiophonique en Russie
Juste après la chute du mur de Berlin, la radio Russe Ostankino
est l'invitée d'Arles. Le Pr Sherel, responsable des archives et
Dmitriy Nikolaiev, réalisateur primé à Arles l'année
prévédente, font entendre d'étonnants documenaires
et d'incroyables fictions mêlant les bruits de l'Histoire.
Vous avez
dit « création radiophonique » ?
Par son formidable
pouvoir d'évocation et la charge émotionnelle du son et
des voix sans visages, la radio a suscité dès ses débuts
une grande fascination chez les artistes. Un courant de création
littéraire et dramatique a accompagné son développement
dès les années 20. Pourtant en ce début des années
90, cette création singulière reste encore mal connue du
grand public, car peu étudiée par les universitaires, pas
éditée, et pour tout dire, encore peu accessible dans ses
traces. Tandis que sur les ondes FM, l'espace dévolu à la
création était réduite à la portion congrue,
la fiction radiophonique continuait son lent déclin sur les antennes
publiques. Il était grand temps de réagir. L'Université
d'été entreprit de faire le point sur la question. Où
va la création ? Comment la relancer ? Le journal Le Monde
se fit largement l'écho de ces séances avec Marc Garcia
(Europe 2, France Inter), Bertrand Jérôme (France Culture),
Jacques Santamaria (Ateliers décentralisés de Radio France),
et des créateurs de premier plan tels que Yann
Paranthoën (France Culture), Klaus Schöning (directeur
du Studio d'art acoustique WDR Cologne), ou le compositeur Pierre Henry
(co-équipier de Schaeffer au club d'essai).
A
la radio, faut-il une école ?
1990, la polémique est vive autour du rapport
Hauser commandé par le Ministère de la Culture, concluant
— non sans provocation — à " la non-nécessité
de former aux métiers de la radio".
Quelles
radios pour les jeunes ?
Après avoir déserté le terrain
de la jeunesse, laissant prospérer l'offre mercantile des radios
privées, les radios publiques d'Europe se lancent à la conquête
du « jeune public ». Avec quelles ambitions et pour quels
projets ? Les réponses de Couleur 3,/RSR, le Mouv' Radio France,
dernier né sur les ondes et Radio Sputnik/MDR Allemagne.
Radio
et internet : évolution ou révolution ?
1996, un premier tour d'horizon pour prendre la
mesure des utopies sonores suscitées par la toile. Verra-t-on demain
des banques d'archives sonores en ligne ? des radios au contenu configurable
par les auditeurs ? Avec Heidi Grundmann, ORF
Vienne, Roberto Paci Dalo (www.giardini.sm),
Daniel Vallon (Institut des archives sonores), Michel Redolfi et Luc Martinez
(CIRM, Nice), Didier Montebello, (Radio France).
Quelles
radios pour l'Afrique ?
Prenant prétexte d'une formation réunissant
18 directeurs de radio de pays africains, focus sur la créativité
des radios d'Afrique.
Arles,
capitale acoustique des Villes du monde
IEn 1992, 93 et 94 dans la Cour du
Palais de l'Archevêché flanquée de grandes oreilles
en résine, 3 grandes expositions sonores thématiques invitent
à découvrir la production de la radio publique allemande
WDR Cologne. En 1992, un voyage acoustique à travers les environnements
de douze métropoles du monde, traversées, scannées,
samplées, recomposées par... John Cage (Dublin), Pierre
Henry (Paris), Alvin Curran (Rome), Bill Fontana (San Francisco- Cologne),
Peter Pannke (Benares), Arsenije Jovanovic (Arles), Emmanuelle Loubet
(Tokyo), Richard Kostelanetz (New-York), Gerhard Rühm (Vienne), Vincent
Plush (Sydney).
Une Maison
des son(ges)
Aux 3 étages d'une maison arlésienne
inoccupée, Dominique Petitgand installe ses « petites compositions
familliales ". Des voix étranges (celles d' habitants des
lieux ?), un jeu d'échos et de fausse pistes pour brouiller les
cartes et stimuler l'esprit.
Au
revoir... Merci
Sous les frondaisons des arbres de l'Espace
Van Gogh, tombant du ciel, les voix d'habitants de Genève, enregistrées,
montées et sculptées par Yves Meylan, lauréat du
Prix Scam/Phonurgia Nova 1997.
|