rencontres 2010)))

penser le sonore

A Arles, capitale de la photographie, les voix et les sons irriguent aussi les imaginaires et creusent des sillons profonds.

Formant un contrepoint aux stages pour ceux qui y prennent part, ces rencontres, ouvertes à tous, offrent des moments privilégiés d'échange avec des auteurs qui ont choisi le son comme support privilégié de création.

Chambres d'écho pour des démarches novatrices, espaces de réflexion et de mise en perspective de la création sonore dans l'espace et dans le temps, elles sont autant d'occasions pour l'oreille de se tendre plus fort, et pour la pensée, de se porter plus loin.


© céline escolano

2010)))
samedi 24 juillet

ESTHETIQUE DU SONORE, une journée avec Daniel Deshays

Daniel Deshays revient à Arles pour poser la question du sonore dans les écritures du réel. C'est une question rarement posée.
Pourtant, qu'il s'agisse de radio, de cinéma ou de spectacle vivant, impliquer le sonore revient toujours à en livrer une "lecture inventive", c'est à dire une ré-écriture, qui ne va pas de soi. C'est pourquoi un vrai travail sur le son implique ce que l'on pourrait appeler une "poétique" (en référence à la poiesis des grecs, c'est à dire à la fabrication), mettant en jeu un rapport au sonore nullement normalisé, mais qui au contraire demande à être pensé et renouvelé pour chaque cas particulier.

Approfondissant et renouvelant certains thèmes abordés déjà en 2007, 2008 et 2009, cette journée sera donc à nouveau l'occasion de questionner les fonctions signifiantes du sonore dans différents contextes artistiques et médiatiques. Le matin Daniel Deshays proposera un cadre théorique, illustrant son propos d'exemples de films ou de pièces sonores empruntés au concours Phonurgia Nova. L'après midi il poursuivra la réflexion sous la forme d'échanges avec les participants dans le but d'aider chacun à préciser son rapport créatif au sonore.

Daniel Deshays
Ingénieur du son. Philosophe de formation. Depuis 1974 il a réalisé la conception sonore de très nombreuses creations scéniques (theatre, danse) et cinématographiques. Il a produit et pris le son de plus de deux cent cinquante disques. Conçu et réalisé de nombreux espaces sonores muséographiques et collaboré à de grandes manifestations nationales, Bicentenaire de 1789 et Grandes roues de l’an 2000. Il a également composé des pieces sonores pour le disque et la radio.
Il dirige l'enseignement du son à l'Ecole Nationale des Arts et Techniques du Théâtre (ex rue Blanche) ENSATT à Lyon et a créé le département son de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts à Paris (ENSBA) en 1994 où il a enseigné jusqu’en 2004. Il est l'auteur de plusieurs livres récents qui traitent de l'esthétique du sonore. Président du jury Phonurgia Nova en 2007 et 2008.

Musée Réattu, rue du Grand prieuré, 9h30-12h30 et 14h-17h
Pass journée : 30 euros, tarif réduit : 15 euros (demandeurs d'emploi, étudiants, amis du musée). Inscription préalable obligatoire. journees@phonurgia.org

dimanche 25 juillet

Une journée autour de Yann Paranthoën, par Philippe Mion


On ne le présente plus. Son nom symbolise la création radiophonique comme celui de Godard est emblématique d'un certain cinéma d'auteur.
5 ans après sa disparition son nom est très présent dans les débats, dans la blogosphère, et la référence à son travail est incontournable pour qui s'intéresse à cette forme de radio qui emprunte au réel pour basculer dans l'art, ou dans la fiction. Prenant ses distances avec la « radio de tous les jours », il comparait, comme on sait, son travail à de la peinture ou encore à la taille du granit comme la pratiquait son père : extraire de la réalité un bloc sonore, le monter comme on taille la pierre, le polir comme on mixe. Dans ses émissions, la parole est un matériau à sculpter, au même titre que les sons de la vie ou les silences. La voix est d’abord une musique avant d’être un sens. En désacralisant l’écrit, il a renouvelé notre rapport au réel.
Sa mort en 2005 a été perçue comme la menace de l’évanouissement à France Culture d’une certaine « radio de création » dans sa forme la plus exigeante. C’est pourquoi il est apparu à beaucoup urgent de lui rendre hommage. Prolongeant sa contribution au livre récent "Yann Paranthoën, l'art de la radio", paru en janvier, Philippe Mion revient durant cette journée sur les émissions de Yann Paranthoën qui l'ont le plus marqué, en livrant son point de vue de compositeur attentif à la construction formelle, mais aussi en questionnant comme praticien de la radio, le langage sonore de Yann Paranthoën. Cette seconde journée s'adresse donc également à des personnes ouvertes à des démarches créatives avec le sonore : pédagogues, médiateurs culturels, praticiens de l'écoute,
critiques d'art, compositeurs, plasticiens, réalisateurs, etc. Elle puisera ses exemples dans l'oeuvres éditée de Yann Paranthoën (une demi-douzaine de titres à ce jour). Et permettra de réentendre des propos qu'il avait échangés à Arles entre 1990 et 2003 avec Jack Vidal à l'occasion des Universités d'été de la radio.

9h30-12h30 et 14h-18h
Pass journée : 30 euros, tarif réduit : 15 euros (demandeurs d'emploi, étudiants, amis du musée).
Pass pour les 2 journées : 40 euros, tarif réduit : 20 euros

Inscription préalable obligatoire. journees@phonurgia.org

2009)))

Autour de la question des installations sonores

1 journée
avec Goran Vejvoda et Luc Martinez
Le vocable « installation sonore » fait florès dans le monde de l'art et des musées.  
Mais, qu’est-ce donc qu’installer les sons ?  
Certaines installations sont comme des sculptures à l’intérieur desquelles l’auditeur-spectateur circule librement, faisant l’expérience d’une situation concrète en trois dimensions dans laquelle il est maître de la temporalité de ce qu’il écoute ; d’autres lui donnent la possibilité d’influencer le contenu sonore en misant sur l’interactivité. La palette des situations est large, il s’agira d’abord de se repérer dans ce paysage foisonnant. Les deux intervenants articuleront cette journée autour de quelques mots clefs : espace, écriture sonore, poétique du son, déambulation, dispositif, images sonores, musique, en se référant d’une part à leur propre travaux, mais aussi à leur fréquentation des lieux d’art contemporain.
- Le matin Goran Vejvoda retracera l'histoire du son dans l'art contemporain à l'aide d'une riche documentation audiovisuelle
- L'après-midi, Luc Martinez fera retour sur son expérience en détaillant la genèse de plusieurs projets qu’il a menés dans différents contextes muséographiques ou urbains. 
Ceci pour amorcer une discussion avec les participants : comment donner au sonore toute sa place hors d'une situation traditionnelle de concert ? Comment ce rapport nouveau avec un public non captif modifie-t-il en profondeur les paramètres-même de la composition ? Comment la technologie et la prise en compte d'un espace de diffusion complexe font-elles partie de l'écriture-même de la proposition sonore et musicale ?


Esthétique de la voix
, une journée
avec Jack Vidal

La musicalité des voix est une évidence... mais maîtriser l'éloquence de sa voix face au micro, en situation d'enregistrement, est tout un art.

Cette journée s'adresse à tous ceux qui sont concernés par l'esthétique de la voix enregistrée : réalisateurs et acteurs de fictions radiophoniques, de doublages, de voix-off documentaires, de publicités, de livres lus, d'audio-guides, etc.

C'est une journée d'expérimentation pour cerner les déterminants esthétiques de la voix, observée à travers le miroir de l'enregistrement. Cela pour en tirer des enseignements pratiques : Qu'est-ce que dire pour le micro ? Comment faire vivre un texte d'auteur ? Qu'est-ce que lire pour l'oreille ? Sans doute quelque chose de très différent de ce à quoi tout comédien est rompu. "Toute lecture évoque un théâtre imaginaire" écrivait déjà Mallarmé, et en effet il s'agit pour le lecteur autant de retrouver le souffle de l'auteur que de créer un espace dans lequel l'auditeur va trouver sa propre liberté de ressentir. En ce sens, une lecture est moins une incarnation qu'une "mise à distance" du texte. Le matin (9h-12h) est consacré à l'analyse de " grandes voix" prises dans les archives sonores (radio, cinéma, disque). L'après-midi (14h-17h) les participants qui le souhaitent prêteront leurs voix pour servir différents textes. Puis ces enregistrements seront décortiqués, comparés, et améliorés. Ainsi sera dressée, pour chacun, la liste des écueils à éviter, qui altèrent les textes enregistrés, parlés ou lus.



2006)))

Deux haut-parleurs dans un verger)))

Les soirées 2006 font halte dans la fraicheur d'un verger au coeur de la cité. Chaque soir, sous la voute étoilée, un cinéma pour l'oreille déroule ses visages et ses paysages, ses plans-séquences et ses hors-champs.

Les invités : Thierry Génicot, artiste radio, producteur à la RTBF, (Le Monde invisible). Francis Dhomont, compositeur acousmatique - "à l'écoute de l'inconscient". Francis Jeannin, historien de l'enregistrement. Hervé Birolini, compositeur - explorateur de l'espace électroacoustique. Kaye Mortley, artiste radio - à l'écoute de l'intime des voix de Nathalie Sarraute et de Marguerite Duras. Alain Mahé - expérimente le son comme peinture dans La marée fait flotter les villes, une transcription sonore et musicale des tableaux de Paul Klee.

A partir des archives sonores de l'Université de la radio un hommage est rendu à Bertrand Jérôme pour saluer l'homme de radio, en évoquant la fabrique de ses émissions pour France Culture.

Promenades noctures)))
Tard dans la nuit, un parcours sonore invite à se promener le long du Rhône pour découvrir des artistes du concours Phonurgia Nova 2005. Une invitation à s'aventurer dans des univers tissés de sons réels : paysages captés ou créés de toute pièce, poèmes sonores murmurés. Autant de visions nocturnes pour retarder la nuit.

2005 )))
Sur les pelouses d'un hôtel particulier du XVIIIème, la nuit venue, 4 auteurs, Mehdi Ahoudig, auteur d'émissions pour Arte-radio, Francis Dhomont, compositeur et créateur sonore, Kaye Mortley, artiste radio, Hervé Birolini, compositeur et réalisateur sonore, embarquent le public dans leurs univers singuliers.

Au Musée Réattu et dans la Roquette, un hommage est rendu à Yann Paranthoën par celles et de ceux qui eurent le privilège de l'approcher, d'apprendre à son contact, de le photographier et de le filmer. Une expo des photographies de Janeth Rodriguez et de François Deladerrière est présentée aux Utopiks. En avant première, un film-portrait de Yann Paranthoën Pilar Arcila pour Métropolis-Arte est projeté place Paul Doumer.

2004 )))
Les rencontres 2004 prennent la dimension d'un Festival de l'Ecoute (le deuxième) proposant un jeu de l’ouïe à l’échelle de la Ville.
Plusieurs articles dans Le Monde, Télérama et La Croix, des émissions sur la RTBF et la RAI font écho de l’intérêt suscité par cette formule "faste" qui entend avant tout ouvrir les oreilles sur des formes de création qu’autrefois « on pouvait entendre sur les ondes, mais qui ont quasiment déserté l’espace hertzien. »
Portés au crédit du Festival : la diversité des situations d’écoute proposées (dans la rue, sur le web, à la radio, dans les Musées et établissements culturels de la Ville), et son approche non spécialisée reliant l’univers de la radio et celui de l’installation sonore et des arts plastiques. Armelle Cressard du journal Le Monde, déclare qu'il est la vitrine incontournable de la radio de recherche.

NUIT DES ONDES A L’ARCHEVECHE
C'est par une grande Nuit de l'écoute, en collaboration avec Voies Off, qu'est ouvert le Festival. Une nuit d'images, de sons, dissociés ou recombinés réunissant quelques représentants de l'avant-garde sonore dans un programme dont l'ambition est de questionner la relation de l'oeil et de l'oreille. Un marathon de 5 heures qui alterne écoutes aveugles, vidéoprojections et infographie en temps réel, improvisations instrumentales et performances bruitistes, balayant un large spectre esthétique du low-tech au high-tech (du Zarb de Henri Agnel au laptop de Servovalve).

36 ECOUTES CHEZ L’HABITANT
Les écoutes chez les habitants du quartier de la Roquette signent cette édition. 10 intérieurs, cours, terrasses ou jardins privés — sont transformés en "salons d’écoute". Artistes et public y sont accueillis en amis, dans la quiètude de la fin du jour.

COLLOQUE
Un colloque en partenariat avec Le Monde pour faire le point sur les possibilités du web comme support radiophonique.
De nombreux acteurs de la radio de création et personnalités de la culture y participent : Armelle Cressard (Le Monde), José Iges (Radio Nationale Espagnole et Union Européenne de Radio Télévision), Thierry Génicot, Kaye Mortley, Olivier Morel (CNRL), Irvic d’Olivier (ACRS Bruxelles), Danièle Tisserand (Association des auditeurs de France Culture), Silvain Gire (www.arte-radio.com ), Nicolas Horber (WNE.org), Jean-Charles Baudot (www.lesondujour.com ), Patrick Poisson (www.transradio.org), Marie-France Calas (direction des musées de France), Michèle Moutashar, conservatrice du Musée Réattu, Dominique Séréna (directrice du Muséon Arlaten).
La web radio WNE retransmet intégralement ces débats animés par Véronique Macary.

2003 )))

Philip Jeck © céline escolano

L'amorce d'un Festival de l'écoute. 150 productions en compétition venant de 19 pays sont entendues. Un marathon de l'écoute de deux jours intégrant une nuit d'images interactives et de créations sonores. L'équipe de Arte-radio.com, accueillie l'année précédente pour le lancement de sa web radio fait partager ses projets aux auditeurs. Silvain Gire et Christophe Rault expliquent la version 2 de arteradio.com

2002 )))
Trois « sculpteurs de sons» - et non des moindres à l'honneur : Dominique Petitgand, Kaye Mortley et Yann Paranthoën. Avec un peu de sagacité, on retrouvera dans les archives de Libération, ou du journal Le Monde l'écho des propos échangés à l'ombre des pruniers du médiapôle St Césaire, avec Jack Vidal et avec les auditeurs
.

1986... à 2001)))
quelques rencontres qui firent date... en revisitant l'histoire de la radio de création ou en explorant les formes de radio les plus avant gardistes.
Orson Welles et la radio
Carole Shapiro conservatrice du Musée de la radio de New-York alors dirigé par la soeur de Woody Allen, vient à Arles en 1986 présenter l'œuvre radio d'Orson Welles - une oeuvre magistrale alors totalement méconnue en Europe, hors de la légendaire Guerre des mondes.

A vous le ... studio d'essais !
Dans l'élan créatif des années d'après-guerre le " studio d'essais" de Pierre Schaeffer eut le privilège d'inventer une « radio d'art » dirigée, animée, produite par des poètes et des créateurs. Pour lui rendre hommage, cette année-là, la médiathèque d'Arles accueille une double exposition photographique et sonore et plusieurs rencontres publiques autour des acteurs et témoins de cette formidable aventure : Guy Delaunay, Bronislaw Horowitz, Georges Godebert réunis autour de Pierre Schaeffer.

Pierre Billard, le maître du mystère
En 1996, hommage au créateur de la célèbre émission policière de France Inter

Atelier de Création Radiophonique de France Culture
En 1994, Arles fête l'ACR pour saluer la longévité de cette émission exceptionnelle dédiée à l'art radiophonique et mesurer le chemin parcouru en 25 ans. Plusieurs débats accompagnés d'écoutes d'émissions réunissent ses fervents auditeurs, autour de ses producteurs René Farabet, Kaye Mortley, Andrew Orr, Jean-Marc Fombonne, Jean-Lou Rivière, Christian Rosset, Yann Paranthoën.

70 ans de création radiophonique en Russie
Juste après la chute du mur de Berlin, la radio Russe Ostankino est l'invitée d'Arles. Le Pr Sherel, responsable des archives et Dmitriy Nikolaiev, réalisateur primé à Arles l'année prévédente, font entendre d'étonnants documenaires et d'incroyables fictions mêlant les bruits de l'Histoire.

Vous avez dit « création radiophonique » ?
Par son formidable pouvoir d'évocation, la radio a suscité dès ses débuts une grande fascination chez les artistes. Un courant de création littéraire et dramatique a accompagné son développement dès les années 20. Pourtant en ce début des années 90, cette création singulière reste encore mal connue du grand public, peu étudiée par les universitaires, faiblement éditée. Tandis que sur les ondes FM, l'espace dévolu à la création est réduit à la portion congrue. L'Université d'été entreprit de faire le point sur la question. Où va la création ? Comment la relancer ? Le journal Le Monde se fit largement l'écho de ces séances avec Marc Garcia (Europe 2, France Inter), Bertrand Jérôme (France Culture), Jacques Santamaria (Ateliers décentralisés de Radio France), et des créateurs de premier plan tels que Yann Paranthoën (France Culture), Klaus Schöning (directeur du Studio d'art acoustique WDR Cologne), ou le compositeur Pierre Henry (co-équipier de Schaeffer au club d'essai).

A la radio, faut-il une école ?
1990, la polémique est vive autour du rapport Hauser commandé par le Ministère de la Culture, concluant — non sans provocation — à " la non-nécessité de former aux métiers de la radio".

Quelles radios pour les jeunes ?
Après avoir déserté le terrain de la jeunesse, laissant prospérer l'offre mercantile des radios privées, les radios publiques d'Europe se lancent à la conquête du « jeune public ». Avec quelles ambitions et pour quels projets ? Les réponses de Couleur 3,/RSR, le Mouv' Radio France, dernier né sur les ondes et Radio Sputnik/MDR Allemagne.

Radio et internet : évolution ou révolution ?
1996, un premier tour d'horizon pour prendre la mesure des utopies sonores suscitées par la toile. Verra-t-on demain des banques d'archives sonores en ligne ? des radios au contenu configurable par les auditeurs ? Avec Heidi Grundmann, ORF Vienne, Roberto Paci Dalo (www.giardini.sm), Daniel Vallon (Institut des archives sonores), Michel Redolfi et Luc Martinez (CIRM, Nice), Didier Montebello, (Radio France).

Quelles radios pour l'Afrique ?
Prenant prétexte d'une formation réunissant 18 directeurs de radio de pays africains, focus sur la créativité des radios d'Afrique.

Arles, capitale acoustique des Villes du monde
IEn 1992, 93 et 94 dans la Cour du Palais de l'Archevêché flanquée de grandes oreilles en résine, 3 grandes expositions sonores thématiques invitent à découvrir la production de la radio publique allemande WDR Cologne. En 1992, un voyage acoustique à travers les environnements de douze métropoles du monde, traversées, scannées, samplées, recomposées par... John Cage (Dublin), Pierre Henry (Paris), Alvin Curran (Rome), Bill Fontana (San Francisco- Cologne), Peter Pannke (Benares), Arsenije Jovanovic (Arles), Emmanuelle Loubet (Tokyo), Richard Kostelanetz (New-York), Gerhard Rühm (Vienne), Vincent Plush (Sydney).

Une Maison des son(ges)
Aux 3 étages d'une maison arlésienne inoccupée, Dominique Petitgand installe ses « petites compositions familliales ". Des voix étranges (celles d' habitants des lieux ?), un jeu d'échos et de fausse pistes pour brouiller les cartes et stimuler l'esprit.

Au revoir... Merci
Sous les frondaisons des arbres de l'Espace Van Gogh, tombant du ciel, les voix d'habitants de Genève, enregistrées, montées et sculptées par Yves Meylan, lauréat du Prix Scam/Phonurgia Nova 1997.